Dolman Conseils

En plein débat budgétaire, la question du déficit redevient centrale et celle du patrimoine privé se doit être abordée. 

Contexte

Pour commencer, revenons sur quelques éléments de contexte. En 2024, le déficit public s’élevait à 5,8% du PIB. Une hausse par rapport à 2023 (5,4%) mais plus faible que les prévisions qui l’évaluaient à 6%. Si ce chiffre peut faire peur, il est loin d’atteindre les 8,9% de 2020, année marquée par l’épidémie de covid qui impacte encore les données budgétaires du pays et internationales. Par ailleurs, si d’autres pays s’en sortent effectivement mieux, comme l’Allemagne (1,5%) ou l’Espagne (3,2%), d’autres ont des déficits publics encore plus importants, comme la Pologne (6,5%) ou les États-Unis (7,6%). 

Sources : INSEE, FIPECO/OCDE, Eurostat, Touteleurope.eu — données 2024

Si aucun retour rapide à l’équilibre n’est à attendre, nous sommes ici dans une trajectoire structurelle : ce n’est donc pas une crise, mais un contexte à prendre en compte dans votre stratégie patrimoniale. 

Un changement dans la fiscalité. 

La fiscalité du capital est aujourd’hui devenue un levier budgétaire s’ajustant chaque année en fonction des besoins de l’État. Les conséquences sont simples et identifiables :  

  • Une absence de visibilité sur le long-terme, 
  • Des ajustements réguliers et ciblés (changement de seuils, de barèmes et de règles), 
  • Un retour récurrent dans les discours sur la “contribution des patrimoines” et une “fiscalité plus juste”, 
  • Si les recettes ne suivent pas à la fin de l’année, la fiscalité peut s’en trouver impacté. 

La fiscalité n’est donc plus aussi stable qu’auparavant. Elle sert de levier politique afin de financer les déficits et à rééquilibrer les dépenses publiques. 

Pourquoi cette incertitude est un enjeu patrimonial majeur. 

Entre temps long et temps court. 

Un patrimoine se construit sur 20 à 30 ans, mais la fiscalité, elle, peut changer chaque année.  Elle dépend des lois de finance et, comme vu plus tôt, peut être un levier politique. Les patrimoines les plus exposés et affectés par ces fluctuations législatives sont les patrimoines les plus concentrés.  

En effet, un patrimoine qui ne se concentrerait que sur un seul actif ou un seul régime fiscal serait dépendant d’une seule fiscalité. Si cette dernière change, c’est alors l’intégralité du patrimoine qui s’en retrouve impacté. Par ailleurs, cela va de pair avec une faible flexibilité des actifs, empêchant toute réaction rapide à ces changements de règles fiscales. 

Réponse patrimoniale : optimisation et diversification.

“Face au risque fiscal, la réponse n’est pas la fuite, mais la structuration.” 

La solution pour faire face à ces fluctuations, c’est une structuration claire et stratégique. 

Tout d’abord, il faut une diversification des supports afin de ne pas dépendre d’un actif unique ou d’un seul régime. Un patrimoine diversifié peut donc inclure :  

  • de l’immobilier tant résidentiel que commercial ou SCPI,  
  • des actions qui bénéficieront de dividendes et de la croissance,
  • des assurances-vie, avantageuses dès 8 ans de contrat, qu’elles soient en euro (stables et garanties) ou en unité de compte (plus risqué, mais avec des rendements plus élevés), 
  • des fonds structurés, 
  • des investissements directs comme indirects (fonds, FCPI, FIP) dans des PME. 

Ensuite, il ne faut pas tout miser sur le rendement. Pour faciliter la réaction et la flexibilité, il faut intégrer de la liquidité. Pour plus de protection, intégrer de la fiscalité. 

L’important vis-à-vis des réformes, c’est l’anticipation. Les réformes fiscales étant généralement annoncées une à deux années à l’avance, il est possible de mettre en place des structures adaptées pour y répondre et ainsi s’en protéger au maximum. En anticipant et en étant stratège, on évite la panique et on préserve la valeur et la pérennité d’un patrimoine malgré les aléas fiscaux. 

Ce qu’il faut retenir :

Le déficit public n’est ni un obstacle ni un problème : il est une information vous permettant d’adapter votre stratégie et de gérer votre patrimoine. Chez Dolman, nous pensons que la personnalisation et l’accompagnement sont les clés pour atteindre vos objectifs, quels que soient les aléas législatifs ou des marchés.  


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