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- Remontée des taux et retrait des investisseurs
- Le choc des taux
- Qui y perd ?
- Quelles opportunités ?
- Analyses des statistiques du travail en Amérique du Nord et leurs conséquences
- Bilan états-unien de la BLS
- Les chiffres canadien
- Conséquences au Mexique
- Regain d’intérêt pour les forêts
- Quels types d’investissements ?
- Investissement direct
- Investissement indirect (GFI)
- Les avantages
- Les limites
- Quels types d’investissements ?
- Échéances à venir
Remontée des taux et le retrait des investisseurs
En ce mois de juin 2026, la BCE s’apprête à relever de nouveaux ses taux directeurs. Si pour beaucoup, cela semble être une mauvaise nouvelle, pour d’autres c’est un signal qu’ils attendaient. Dans les deux cas, cette hausse fait de cette période un moment charnière dans le marché immobilier.
Le choc des taux
En mai 2026, l’inflation est remontée à 3,2% dans la zone euro. Les marchés anticipent une probable hausse de 0,25 point des taux directeurs de la BCE pour sa réunion du 11 juin. L’influence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient n’est pas a ignoré : elles maintiennent les prix de l’énergie sous pression et, avec eux, une partie des marchés mondiaux. De son côté, le marché de l’immobilier prévenait cette hausse depuis avril en la personne de Loïc Cantin, président de la FNAIM. Il estimait alors que “la hausse des taux est inévitable” et décrivait ce secteur comme étant “en souffrance”.
Qui y perd ?
Les emprunteurs sont évidemment perdant. Le taux moyen des crédits immobiliers devrait atteindre 3,43% en fin d’année, contre 3,22% en mars dernier. Pour les primo-accédants, cela peut faire la différence entre un projet viable et un projet qui doit être repoussé. En effet, les banques ont déjà commencé à ajuster leurs grilles tarifaires afin d’anticiper les hausses.
Tous les véhicules collectifs de l’immobilier sont également concernés. Les grands investisseurs institutionnels ont en effet moins de raisons de s’intéresser aux SCPI de rendement, OPCI, REITs ou SIIC quand les obligations d’États présentent en comparaison moins de volatilité et de complexité. Ces dernières présentant en effet des taux sans risque compris entre 3,5% et 4%. Les capitaux se retirent donc et certains fonds commencent déjà à revoir les prix de leurs parts à la baisse.
On assiste alors à la création d’un cercle vicieux. Ce mouvement de désengagement amplifiant à son tour la chute des valorisations boursières des foncières cotées. La traduction la plus visible est l’attentisme auquel fait face le marché de l’immobilier début 2026.
Quelles opportunités ?
Chaque crise et période de tension peut également créer des opportunités. Pour ce qui est de l’immobilier, on observe une décote notamment sur des bureaux de grade A en hyper-centre ou encore d’entrepôts logistiques. Pour autant, leur valeur intrinsèque reste intacte, seul leur prix de transaction est à la baisse. Ainsi, pour les investisseurs ayant de la trésorerie disponible, cela peut représenter la porte d’entrée d’un investissement à long terme. Même si, comme tout investissement, il comporte évidemment des risques. Par ailleurs, les résultats passés ne sauraient être une garantie pour des résultats futurs. Une fois encore, ce qui compte vraiment c’est la stratégie de placement et patrimoniale qui se doit d’être personnalisée à chaque profil.
Sources : Banque de France, Pretto et France Épargne
Analyse des statistiques du travail en Amérique du Nord et leurs conséquences
Bilan états-unien de la BLS
Ce vendredi 5 juin 2026, le Bureau of Labor Statistics (BLS) qui analyse les chiffres du travail aux États-Unis a publié son rapport mensuel et a surpris les marchés. En effet, il révèle une création de 172 000 emplois non agricoles en mai alors que les attentes étaient, selon les différents économistes, entre 80 000 et 88 000 (soit moitié moins). Il a également revu à la hausse les chiffres d’avril, passant de 115 000 à 179 000 créations de postes. Si les activités financières ont enregistré un recul, les secteurs de la santé, des administrations locales ainsi que des loisirs et de l’hôtellerie, eux, sont en net progression. Le taux de chômage, lui, est resté fidèle aux attentes et stable à 4,3%. En revanche la part des chômeurs en recherche d’emploi depuis plus de 27 semaines est passé à 27,5% contre 20,4% il y a un an. Les taux d’embauche et de licenciement restent révélateur de fragilités structurelles pour les travailleurs. En effet, plutôt qu’un marché du travail dynamique, celui-ci semble plutôt “gelé”. De la même manière, la progression du salaire moyen baisse, passant de +3,6% en avril à 3,4% en mai.
Les conséquences sont directes pour les marchés financiers. Le Nasdaq a observé une chute de 4,18%, le S&P a fait –2,64% et le Dow Jones –1,35%. Le secteur des semi-conducteurs a lui aussi particulièrement souffert : Nvidia a perdu 6,20%, Intel 11,28% et Micron 13,25%.
Les chiffres canadiens
Le même jour, Statistique Canada publiait également ses propres chiffres. Là où les économistes anticipaient un gain de 10 000 postes, le rapport révèle une création de 88 000 emplois en mai, soit près de 9 fois les prévisions. Le taux de chômage affiche également un léger recul, passant de 6,9% en avril à 6,6%. Les gains ont été généralisés dans l’ensemble des secteurs, la construction étant en tête avec environ 27 000 créations.
Cependant, le pays a perdu 112 000 emplois nets au cours de 4 premiers mois de 2026 et a enchainé deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Des économistes comme l’Institut C.D. Howe contestent cependant qu’il s’agit d’une récession, notamment en raison des progressions de l’emploi. Ce rebond reste tout de même fragile. D’autant plus que l’accord commercial ACEUM (ou USMCA) doit voir s’ouvrir les discussions autour de sa révision le 1er juillet prochain.
Conséquences au Mexique
Dans l’attente de cette révision, les entreprises mexicaines et surtout internationales envisageant d’investir dans le pays diffèrent leurs décisions d’embauche et d’investissement. En effet, cet accord commercial est un des principaux leviers de compétitivité du Mexique. Il garantit au pays son attractivité en tant que plateforme manufacturière. Il est a noté que le nearshoring est favorable au Mexique et a grandement profité à son économie l’année dernière. Cette volonté de production plus proche après les grandes vagues de délocalisation a attiré 40,9 milliards de dollars d’investissements directs étrangers au cours des trois premiers trimestres de 2025. Si la perspective est prometteuse, le Mexique devra encore résoudre des défis structurels : formation de la main-d’œuvre qualifiée, la stabilité réglementaire et la sécurité. Sans oublier que le pays reste aussi suspendu aux résultats des négociations autour de l’ACEUM.
Sources : Bureau of Labor Statistics, Statistics Canada et l’OCDE
Regain d’intérêts pour les forêts
Le placement forestier et son fonctionnement
Alors que les marchés financiers font face à de la volatilité et aux incertitudes géopolitiques, la forêt apparait comme une classe d’actif plus résiliente et donc, plus stratégique. Sur 10 ans, les prix des forêts françaises ont progressé de 40%, avec une croissance du secteur forestier français estimée à +8,5% en 2025.
Quels types d’investissements ?
Investissement direct
L’acquisition directe d’une ou plusieurs parcelles forestières permet un contrôle total sur le bien : choix des essences, gestion sylvicole, suivi de l’état sanitaire. Ce mode d’acquisition permet également de visiter ses parcelles et donc d’en rencontrer les gestionnaires et d’en constater soi-même l’état. L’inconvénient étant que des connaissances techniques sont souvent recommandés pour faire ce suivi.
Investissement indirect (GFI)
En l’absence des connaissances techniques de sylviculture ou de fiscalité foncière, il est possible d’investir via des Groupements Forestiers d’Investissement (GFI). Sorte d’équivalent aux SCPI pour l’immobilier, cela permet d’acheter des parts et donc d’être propriétaire de quote-part d’un ensemble forestier donc la gestion est déléguée à des professionnels agréés.
Les avantages
La France dispose d’un cadre fiscal parmi les plus favorables d’Europe concernant l’investissement forestier. Citons entre autres :
- le dispositif DEFI Forêt (Crédit d’impôt sur le revenu). Disponible jusqu’au 31 décembre 2027, il offre une réduction de 25% sur le montant investi. Un plafond est établi à 6 250 € pour une personne célibataire et à 12 500 € pour un couple.
- l’abattement de 75% sur la valeur de l’actif. Applicable dans le cadre de l’IFI (pour les investissements directs uniquement) ainsi que pour les transmissions et successions, sous condition de conservation pendant 30 ans et de s’engager dans une gestion durable. Concrètement, une forêt valant 1 millions d’euros ne vaudra que 250 000 € dans l’assiette fiscale imposable.
- la défiscalisation des revenus. En effet, selon le régime choisi (direct/indirect), il est possible de déduire les déficits forestiers des revenus globaux voire, pour certains investissements GFI, de bénéficier du dispositif Monichon.
Par ailleurs, contrairement aux actifs financiers, la forêt est un actif décorrélé des aléas des marchés boursiers. Sa valeur repose essentiellement sur le bois, une matière première dont la demande est soutenue par la transition écologique te la construction durable. Elle repose également sur une valeur foncière historiquement stable et en progression régulière. Il est a noté que les tendances mondiales viennent renforcer l’activité de cet actif, avec notamment le Green Deal européen et les réglementations environnementales.
Enfin, c’est surtout un placement porteur de sens en ceci qu’ils réponds aux critères de l’Investissement Socialement Responsable. Contribuant à la reforestation, à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre le dérèglement climatique, il permet d’avoir un impact environnemental positif et concret.
Les limites
Comme tout placement, il expose à des risques. Tout d’abord, il présente une liquidité limitée, inférieur à celle de l’immobilier classique (on parle de placement illiquide), et nécessite un horizon de sortie anticipé sur une vingtaine d’année. La forêt est également sujettes aux risques climatiques (tempêtes, incendies, sécheresses) et sanitaires (épidémies de scolytes, etc.) qui peuvent perturber les revenus et engranger des frais de reboisement. Les rendements courants sont modestes, environ 1 à 2% de rendement annuels (hors appréciation du capital), et il y a des frais de gestion auxquels il faut être vigilant quand on passe par des GFI.
Sources : BOFiP Impots.gouv.fr (2014), BOFiP Impots.gouv.fr (2024) et Safer
Échéances à venir
Juillet
- Fin juillet :
- Avis d’imposition 2026 (sur les revenus 2025) disponibles sur votre espace particulier du site impots.gouv.fr
- Ouverture du service de correction en ligne pour modifier votre déclaration de revenu 2025.
Août
- Jeudi 28 août : Mise en ligne des avis de taxe foncière 2025 pour les contribuables non mensualisés (disponibles sur votre espace particulier impots.gouv.fr).
Septembre
- Mardi 1° Septembre : Mise à jour du taux de prélèvement à la source.
- Lundi 15 septembre : Date limite de paiement des premiers avis d’IFI 2026, uniquement après réception de l’avis d’imposition.
- Jeudi 25 septembre : Prélèvement automatique du solde d’impôt sur le revenu 2025. Date unique si le montant restant est inférieur ou égal à 300 €. Si le montant est supérieur, alors le prélèvement est réparti en 4 mensualisés jusqu’à décembre.
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