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Dolman Conseils

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  • Coupe du Monde de football masculin : quel impact ?
    • Relativisation de l’impact macro-économique
    • Les vrais gagnants : sponsoring et Fifa
  • Détroit d’Ormuz : où en sont les tensions ?
    • Une trêve de courte durée
    • Les conséquences pour les cours mondiaux
    • Les possibles escalades
  • Début des discussions sur le budget 2027
    • Causes de tensions
    • Et si aucun budget n’est voté ?
    • Ce qu’il faut en retenir
  • Échéances à venir

Coupe du monde : quel impact 

En ce moment se déroule la 23e Coupe du Monde de Football masculin, coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Réunissant pour la première fois 48 sélections, le tournoi a donc permis de voir s’affronter des équipes moins exposées à l’internationale pour Haïti ou Curaçao. Cela a aussi et surtout élargie les enjeux économiques de l’événement. Pourtant, la réalité des retombées économiques reste nuancée. 

Relativisation de l’impact macro-économique 

Sur le papier, l’événement rassemblant des spectateurs et téléspectateurs du monde entier, il serait logique de penser que c’est un moment fort pour les économies locales. Si les villes hôtes des matchs ont effectivement un afflux d’argent et, comme nous l’avons vu dans la Dolman News n°5, ont eu un bond dans les créations emplois, l’impact sur l’économie globale serait à relativiser. Premièrement, parce que les touristes venus pour la compétition remplacent au moins en partie les touristes habituels, et que ces touristes présents changent simplement leur poste de dépenses en ville. Nous avons d’ailleurs pu le constater au moment des J.O. 2024 en France : si Paris avait bénéficier d’une forte affluence dû aux épreuves, des lieux tiers comme les musées ont vu leur fréquentation diminuer sur cette période.

Entre ce double décalage et les coûts souvent sous-estimés pour le ou les pays d’accueil, l’impact est donc à relativiser. Les estimations de la Saxo Bank évaluent à maximum 0,1% de PIB en plus sur l’année pour les Etats-Unis. Le Mexique serait le pays en ressortant avec le plus gros bénéfice, les estimations étant entre +0,2% et +0,5% de PIB sur l’année 2026. 

Les vrais gagnants : sponsoring et FIFA 

Si l’impact pour les pays est donc relatif, il y a un véritable enjeu commercial pour les marques partenaires, sponsors et sportives de manière générale. Les gains les plus marginaux sont pour les soutiens régionaux, qui ont des visibilités plus locales. Viennent ensuite les sponsors de l’édition 2026. Les gains les plus importants sont pour les sponsors et partenaires historiques, qu’ils soient sportifs (Adidas) ou non (Coca-Cola). La marque enregistrant le plus de bénéfice étant évidemment la FIFA. 

Il y a également un fort enjeu autour de la diffusion et des annonceurs. Les droits de diffusions sont élevés pour les chaînes, et celle-ci répercute ce coût sur les annonceurs publicitaires. En France, le spot publicitaire le plus cher diffusé sur TF1 lors de l’édition 2022 (Quatar) avait coûté près d’un million d’euros. 

Sources : RTBF, Saxo, Media Pronos et Kantar Medi

Détroit d’Ormuz : Où en sont les tensions ?

Une trêve de courte durée 

L’Iran a subi de nouvelles frappes étasuniennes. En conséquence, le détroit d’Ormuz est de nouveau bloqué. De la même manière, les ports iraniens sont une fois encore sous blocus. Le trafic maritime en est donc grandement perturbé. Malgré les évacuations récentes, on parle de près de 6’000 marins bloqués à bords de centaines de navires dans le Golfe Persique. Si une accalmie avait eu lieu en juin, permettant un trafic record en fin de mois, cela illustre à quel point la situation est tendue et fragile. 

Les conséquences pour les cours mondiaux 

De la même manière, le prix des ressources passant par le détroit est affecté. Le brent par exemple, qui était redescendu à 70$ au premier juillet, est reparti à la hausse. Ce mercredi 15 juillet, soit en à peine deux semaines, il est passé à plus de 85$. Les bourses sont également touchées. Le Stoxx 600 enregistre une baisse de 0,31% ce matin. Le CAC 40 lui diminue de 0,5%. Certains marchés tirent tout de même leur épingle du jeu en enregistrant des hausses, notamment concernant le luxe et la technologie. 

Les possibles escalades 

Les Gardiens de la révolution menacent également de bloquer d’autres couloirs d’exportations, avec comme objectif d’impacter les États-Unis et leurs alliés. Trump de son côté à évoquer de possibles frappes sur les centrales électriques iraniennes dans les semaines à venir. Tout ceci viendrait continuer d’envenimer la situation, éloignant un peu plus la possibilité d’un retour à la normale. Ces déclarations restent à prendre avec prudence mais ce sont des indicateurs qu’il faut néanmoins prendre en compte pour comprendre la situation globale. 

Sources : Boursorama, Trading Economics, France Info et BFM Bourse

Début des discussions sur le budget

Ça y est, les discussions sur le budget 2027 ont officiellement commencées. Si c’est toujours un exercice délicat, il l’est d’autant plus ces dernières années à cause de l’Assemblée divisée en 3 blocs. L’élection présidentielle approchant, les tensions ne vont pas en diminuant. 

Causes de tensions 

Si les arbitrage pour 2027 ont officiellement débuté à Bercy, cela n’assure en rien qu’un budget sera voté avant la fin de l’année. Si ce scénario n’est pas le plus rassurant, il est loin d’être inédit. En effet, ses deux dernières années, le budget n’avait été adopté qu’au mois de février. Des semaines de négociations, marquées par des tensions, des tentatives d’alliances et parfois des passages en force, avaient été nécessaire pour aboutir à un accord. Mais avec l’élection présidentielle au printemps, les compromis deviennent d’autant plus complexes. C’est également une bataille d’image qui va se jouer dans les débats à venir. 

Et si aucun budget n’est voté ? 

Si aucun texte n’est adopté au 31 décembre 2026, des mécanismes existent pour continuer à faire tourner les institutions et l’action publique. Via la loi spéciale, les recettes existantes peuvent être reconduites. Cela permet de faire tenir l’ensemble en attendant un vote effectif. C’est aussi une période d’incertitude prolongée pour tous les contribuables. En effet, si aucune nouvelle mesure fiscale ne peut entrer en vigueur, cela gèle tous les paramètres actuels. Si cela empêche de nouvelle taxe immédiate, cela empêche également les corrections et les assouplissements. 

Ce qu’il faut en retenir 

Personne ne peut prédire ce qu’il se passera pour la loi de finance 2027. Est-ce qu’elle sera votée en temps et en heure ? Est-ce qu’il y aura une loi spéciale ? Est-ce qu’il y aura de nouvelles règles fiscales, et lesquelles ?  

Face à cette incertitude, certains réflexes peuvent déjà avoir du sens. Réexaminer les structurations de vos placements, réfléchir aux projets de transmission d’entreprise et surtout suivre de près l’agenda parlementaire. Les arbitrages de la rentrée (septembre et octobre) pourraient jouer un rôle déterminant pour évaluer les délais des discussions du budget. 

Sources : Public Sénat, Club Patrimoine et Toute l’Europe

Échéances à venir 

Juillet 

  • Fin juillet :  
    • Avis d’imposition 2026 (sur les revenus 2025) disponibles sur votre espace particulier du site impots.gouv.fr.
    • Ouverture du service de correction en ligne pour modifier votre déclaration de revenu 2025. 

Août 

  • Jeudi 28 août : Mise en ligne des avis de taxe foncière 2025 pour les contribuables non mensualisés (disponibles sur votre espace particulier impots.gouv.fr). 

Septembre 

  • Mardi 1° Septembre : Mise à jour du taux de prélèvement à la source. 
  • Lundi 15 septembre : Date limite de paiement des premiers avis d’IFI 2026, uniquement après réception de l’avis d’imposition. 
  • Jeudi 25 septembre : Prélèvement automatique du solde d’impôt sur le revenu 2025. Date unique si le montant restant est inférieur ou égal à 300 €. Si le montant est supérieur, alors le prélèvement est réparti en 4 mensualisés jusqu’à décembre. 

Octobre 

  • Jeudi 15 octobre : Taxe foncière 2026  
    • Date limite pour les paiements non dématérialisés (chèque, virement, espèce sous 300$). 
    • Dernière des 10 mensualités pour les contribuables ayant opté pour le prélèvement mensuel. 
  • Mardi 20 octobre : Date limite de paiement en ligne de la taxe foncière 2026 (internet, application, prélèvement à l’échéance) 
  • Lundi 26 octobre :   
    • Prélèvement effectif pour les paiements en ligne de la taxe foncière. 
    • 2ème des 4 échéances du prélèvement du solde d’impôt sur le revenu 2025 pour les contribuables dont le montant restant dû dépasse 300€. 

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